Coiffure, fards et parfums : au siècle des Lumières, la femme suit avec préciosité les codes de la séduction et découvre la tyrannie de la mode.
La Cour de Louis XV est baptisée "la cour parfumée" et l'usage d'un parfum différent chaque jour est prescrit. On y utilise aussi des vinaigres de toilette. Insouciance et fêtes galantes, Marie-Antoinette folâtre. La publicité relaie les canons de l'élégance féminine, qui sont suivis à la lettre. On redécouvre l'hygiène et les goûts olfactifs évoluent vers des parfums plus subtils qui font la fortune des premières grandes maisons parisiennes. Les chimistes de Grasse prospèrent, ils améliorent grandement les techniques d'enfleurage et de distillation. A Cologne, Jean-Marie Farina lance l'eau de Cologne.
1
The coquette. Louis Joseph Watteau (1731-1798)
Musée des Beaux-Arts de Valanciennes, RMN.
2
Pot à pommade. Porcelaine. Houbigan-Chadin.
Musée International de la Parfumerie, Grasse.
3
La beauté rallume le flambeau de l'amour. Charles-Joseph Natoire. Dessus de porte commandé par Louis XV pour la chambre de la Reine à Versailles, en 1739. Château de Versailles et de Trianon, RMN.