Les égéries de Chanel N°5
18 décembre 2014Chanel N°5 est peut-être le parfum le plus glamour du XXème siècle, dont le mythe s’est parfois embrasé malgré lui. Et lorsqu’on l’évoque, la première femme qui nous vient à l’esprit est Marilyn Monroe qui, étrangement, n’a jamais été égérie de son vivant. Après avoir déclaré qu’elle ne porte rien que ce parfum pour dormir, Marilyn se fait photographier pendant une semaine, dans son quotidien, par le photographe Ed Feingersh. Le N°5 est immortalisé à son chevet. Elle fera ensuite une brève «apparition» en 1994 au côté de Carole Bouquet, dans un spot réalisé par Jean-Paul Goude. En 2013, Chanel décide enfin de lui rendre hommage et puise dans les images et enregistrements d’archive pour réaliser une publicité.
Osmoz vous propose une balade à travers les époques, à la rencontre des égéries qui ont rythmé la vie du mythique Chanel N°5... Ces femmes, et aussi ces hommes, qui nous ont tant fait rêver.
Avez-vous déjà vu l’illustration de Georges Goursat dit Sem ? Celle-ci met parfaitement en image les changements du statut féminin des années 20-30 : le style garçonne, ou encore garçon manqué, fait fureur. Les femmes ne rêvent plus leur liberté, elles commencent à la vivre et la mode n’est que le début ! De ce souffle naissant émane Chanel N°5, créé en 1921.

Personne ne pouvait mieux incarner le N°5 que Gabrielle Chanel elle-même, dont le chiffre fétiche, la formule audacieuse et féminine à l’excès, deviendra un classique indétrônable et glamour qui inspirera les femmes modernes du monde entier. Coco Chanel est ici photographiée chez elle, au Ritz, par le célèbre photographe de mode Francois Kollar. D’une imposante féminité, cette femme forte est parfumée et cela se voit.

Peu connue, Marie-Hélène Arnaud est pourtant à l’époque surnommée «the Chanel Girl». Elle quitta d’abord le monde de la mode pour y revenir comme mannequin-vedette et porter la 5e création de chaque défilé.

Suzy Parker, souvent citée comme toute la première top model, a bien sûr été l’égérie de la maison Chanel. Suzy n’a pas un, mais deux hommes à ses bras : Cary Grant et Fred Astaire. Elle les guide. Ici, la femme décide et les hommes suivent. Elle impose de nouveaux codes.

Porter le N°5, c’est aussi porter le luxe d’une femme sophistiquée, aventureuse et indépendante. Ali MacGraw, en 1966, n’a semble-t-il pas besoin de plus.

Actrice et modèle, Candice Bergen incarne le plaisir de se parfumer. Un point de vue intimiste dont la mise en scène sobre se concentre sur l’essentiel : sur la fragrance.

À la fin des années 60, Lauren Hutton est un modèle très connu du grand public puisqu’elle est apparue entre autres sur plus de 40 couvertures du magazine Vogue. Vive, cheveux aux vent, pleine de dynamisme et de gaieté, elle est vêtue d’une robe des plus colorées, et semble flotter dans l’air.

Avec Cheryl Tiegs, Chanel nous transporte dans une romance aventurière où un couple idéal, vivant pleinement son bonheur, ne semble se soucier de ce qui l’entoure. Sourire aux lèvre, Cheryl est accompagnée d’un homme qui n’est jamais tout à fait le même.


Jean Shrimpton, figure de proue du Swinging London, est longtemps surnommée le «visage des années 60».En 2012 Time Magazine la classe parmi les 100 personnalités les plus influentes de la mode de tous les temps. Il n’est donc pas étonnant que Chanel l’ait choisi pour représenter sa première fragrance.

Dans les années 70, Catherine Deneuve est déjà une actrice mondialement reconnue. Elle devient tout naturellement l’égérie Chanel pour le marché américain et multiplie les spots avec humour.

Carole Bouquet sera le visage du N°5 pendant 10 ans, dans les années 90. Un chic à la fois glacial et sensuel qui reste en mémoire avec cette réplique culte : «Tu me détestes, n’est-ce pas ? Dis le. Dis le que tu me déteste.» qui annonce une terrible déclaration d’amour.

En 1998, Luc Besson réalise un publicité sur le thème du Chaperon rouge avec Estella Warren. La jeune femme fait hurler le loup de désespoir tout en se dirigeant vers la Tour Eiffel. Un conte moderne qui se finit bien pour la belle !

Dans les années 2000 Nicole Kidman, traquée, aspire à la sérénité d’un amour fou et romantique avant de retrouver le tapis rouge. Un film court et glamour.

Audrey Tautou, quant à elle, devient pour nous une aventurière émouvante. Jean-Pierre Jeunet met ici en scène une femme indépendante et solitaire dont le destin croise et re-croise celui d’un inconnu, qui lui est tout sauf indifférent. Sans dialogue, les images du film parlent d’elles-même.

Chanel fait aussi appel aux hommes, à un homme, pour traduire le message du N°5. Ainsi Brad Pitt adresse une déclaration d’amour à la femmes qui porte ce parfum. Est-il vraiment l’égérie ? Ne serait-ce pas toutes les femmes ? Car chaque femme qui voit la publicité pourrait en devenir l’héroïne. Intimiste et visionnaire, c’est un choix audacieux !

Enfin, plus qu’une nymphe, Gisèle Bündchen est une vénus qui puise son énergie dans l’océan. Cette femme libre et forte assume ses sentiments et ses désirs. Elle réussit à mener de front tous les aspects de sa vie. Une vision contemporaine de ce qu’est la féminité de Chanel N°5, et qui ravive toutes les facettes, toutes les forces de cette fragrance.

A votre tour, maintenant! Quelle est votre égérie favorie? Qui verriez-vous dans ce rôle, pour les campagnes à venir?
Mon égérie préférée pour le N°5 est Carole Bouquet également pour sa beauté et sa classe. Pour les campagnes à venir, je verrais bien à nouveau une française aux cheveux bruns... merci à Osmoz pour cette rétrospective.
Signaler un abusMon égérie préférée pour le N°5 est, sans nul doute, Carole Bouquet, si belle, si racée, si énigmatique. Pour les campagnes à venir, je verrais bien à nouveau une française mais je ne sais pas laquelle.
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